Fischer_Während-ich-schlief_2020 Cartoonmuseum Basel

Christoph Fischer au Cartoonmuseum …bientôt !

Christoph Fischer Kopf-und-Kragen_Wie-wir-mit-Risiken-umgehen_2013 Cartoonmuseum Basel
Christoph Fischer Kopf-und-Kragen_Wie-wir-mit-Risiken-umgehen_2013 Cartoonmuseum Basel

L’exposition «Christoph Fischer. Copié sur le monde» est montée, mais elle ne pourra malheureusement pas être inaugurée comme prévu le vendredi 20 mars. Nous espérons qu’elle pourra ouvrir plus tard pour être montrée jusqu’au 1er juin comme prévu, en attendant le musée reste fermé jusqu’à nouvel ordre. Nous gérons la situation avec créativité et vous informons sur Facebook, Instagram et sur notre site web de l’exposition et de nos activités. Sans public, une exposition d’œuvres originales est naturellement bigrement réduite.

Christoph Fischer – artiste, dessinateur, illustrateur

La rétrospective «Christoph Fischer. Der Welt abgeschaut» au Cartoonmuseum de Bâle présente toute la variété de l’œuvre de l’artiste récompensé en 2019 par la bourse BD des villes de Suisse alémanique. Né en 1976 à Lucerne, Christoph Fischer a suivi une formation pour enseignants et a étudié de 1998 à 2002 à la Haute École de Design et d’Art de Lucerne. Depuis 2002, il travaille comme dessinateur et illustrateur indépendant, notamment pour le «NZZ», «Reportagen» et «Beobachter»; en outre il enseigne depuis 2009 au titre de chargé de cours à la Haute École d’Art et Design de Lucerne. En dehors de cela, il crée librement des œuvres pour lesquelles il a obtenu plusieurs contributions financières ainsi que des bourses d’atelier à Chicago et à Paris. Tous ces travaux sont traversés par sa propension à l’observation et à la documentation, beaucoup se dédient à la situation des personnes défavorisées. Dans ses reportages dessinés très remarqués comme «Chicago Westside» (2011) sur la vie dans un quartier appauvri de la métropole américaine et «Auf der langen Bank» (2012) sur les habitués de la place de la gare de Lucerne, il dirige notre regard sur les visages et les personnes qui ont une vie difficile. Ses portraits bruts mais sensibles sont chargés de récits et suscitent de l’intérêt et de l’empathie. Les publications correspondantes très complètes sont chacune enrichie d’une quantité d’esquisses détaillées et de textes explicatifs complémentaires.

Kreuzstutz, un rond-point endiablé

Sur un rond-point de Lucerne, le Kreuzstutz, se trouve un autre témoignage de cette focalisation thématique de Christoph Fischer. Là, depuis son atelier, il observa pendant des années le balayeur Heinz Gilli et créa une sculpture monumentale en 2016, pour lui et pour les habitantes et les habitants du quartier exposés au bruit. Au milieu du rond­ point se dresse sur une base en béton, un Heinz Gilli coulé en béton de plus de trois mètres de haut, avec des lattes bleues dans la main qui veille sur le trafic rugissant. En 2009, Christoph Fischer a été retenu par l’Association BaBeL (Basel-/Bernstrasse Lucerne) dans le cadre d’un concours pour le réaménagement de ce carrefour très chargé, (ce qui lui a permis de réaliser son œuvre). Il a longuement étudié ce lieu depuis son atelier de la Bernstrasse à proximité immédiate du Kreuzstütz, p. ex. dans son livre

«Teufelskreisel Kreuzstutz» publié en 2008: des esquisses, des dessins et des peintures acryliques y documentent des situations quotidiennes du rond-point. De ce fait, il a su séduire par un projet à la fois puissant et subtil qui réagit très concrètement à ce lieu.

Voyager à la force des muscles

En dehors de son travail, Fischer entreprend régulièrement de longs voyages à vélo. Pendant sa jeunesse déjà, il a souvent sillonné l’Europe avec sa famille, toujours à vélo et toujours en partant de Lucerne, notamment à destination de Londres, Vienne, l’Italie du Sud, Istanbul, le Maroc, le Portugal et le Cap Nord. En 2010, un tour à vélo de plusieurs mois le conduisit de Chicago à San Francisco. Voyager lentement et loin à la force de ses muscles, l’observation précise et son intérêt pour l’éphémère et le transitoire sous-tendent sa biographie et inspirent son travail. Il a ainsi par exemple documenté dans «Roadkill Road» une triste série d’animaux morts sur les routes qu’il avait photographiés aux États-Unis.

Rêves dessinés

Une place particulière dans la rétrospective est attribuée à ses dessins actuels au crayon de papier dédiés à ses propres rêves. En 2019, dans le cadre de sa bourse BD, Christoph Fischer a réalisé des dessins grand format au crayon de papier, sélectionnés dans un fonds personnel comprenant des centaines d’esquisses et de notes de rêves prises au réveil de 2008 à 2017. L’exposition présente en outre des esquisses et des travaux au feutre qui rendent compte de son processus créatif.

L’artiste observe ses rêves sans les désenchanter par l’analyse ou l’interprétation. À ce propos, Christoph Fischer dit: «Dans notre monde très rationnel, c’est important d’avoir des espaces de liberté qui offrent une place aux phénomènes inexplicables et laissent subsister l’inexplicable. C’est dommage, en fait, si les rêves restent un domaine exclusivement réservé à la science austère ou au kitsch des spéculations ésotériques.» Concentrés sur un dessin par rêve, ces dessins sont de brefs comptes-rendus visuels issus du monde étrange du sommeil qui poussent le public à élaborer ses propres histoires et aventures intérieures.

Le trait de Christoph Fischer révèle une vivacité et flexibilité comparable aux rêves qu’il évoque. Il dessine de manière réaliste, ce qui accentue le côté énigmatique des situations plutôt que de le réduire. Il crée une plasticité intense grâce à des détails contrastés et élaborés avec beaucoup de netteté et dirige le regard de son public sur les scènes déterminantes. Les aspects moins importants restent esquissés, ce qui relève le côté éphémère et versatile de ses univers oniriques. Ce faisant, ce ne sont pas seulement des rêves inquiétants ou des cauchemars que Christoph Fischer relate. Beaucoup de ses rêves sont aussi tout simplement surprenants, étranges, bizarres. Et pourtant familiers, car on y retrouve le mécanisme habituel connu de notre propre expérience: des choses s’associent qui ne se correspondent pas, des rapports de grandeur se transforment, des matières se comportent de manière inhabituelle, le temps avance autrement, à tout moment tout peut basculer dans quelque chose d’autre de très différent. Les rêves dessinés de Christoph Fischer sont enrichis de textes complémentaires souvent brefs, dans lesquels le rêveur raconte ses émotions ou ses pensées dans la situation représentée. En révélant beaucoup d’espièglerie et de laconie, l’artiste décrit très sobrement des faits complètement absurdes comme allant de soi.

Cinquante de ses dessins de rêves constituent également le livre «Wahrend ich schlief» (Pendant que je dormais) qui paraît aux éditions Christoph Merian pour accompagner l’exposition, enrichi d’esquisses et de textes brefs de Christoph Fischer et complété par une introduction du psychanalyste Dr. phil. Olaf Knellessen.

Wahrend ich schlief- Christoph Fischer

Depuis 2007, l’artiste, dessinateur et illustrateur lucernois Christoph Fischer prend note et fait des esquisses de ses rêves. «Pendant que je dormais» rassemble 51 récits étranges élaborés sous forme de dessins au crayon de papier qui accompagnent l’exposition «Christoph Fischer. Copié sur le monde» au Cartoonmuseum de Bâle. De nombreuses esquisses et des dessins au feutre qui fascinent par leur spontanéité crue, rendent compte du processus créatif autour d’un rêve pour aboutir à une image densifiée. Sans les désenchanter par l’analyse ou l’interprétation, Fischer couche ses aventures nocturnes dans de petits textes.Une série passionnante de comptes rendus visuels de ce monde parallèle fantasque qu’est le sommeil.

Christoph Merian Verlag, 192 pages, 50 illustrations en noir & blanc et 120 en couleur, broché, 22,5 x 32 cm

FRS 39.- / EUR 38.-

ISBN 978-3-85616-919-0

Texte court

Christoph Fischer. Der Welt abgeschaut

Né en 1976 à Lucerne, l’artiste Christoph Fischer a suivi le séminaire de formation des enseignants, puis les cours à l’École Supérieure d’Art et de Design de Lucerne. Depuis 2002, il est dessinateur et illustrateur indépendant, entre autres pour le «NZZ», «WOZ» et «Reportagen».

Un fil rouge de son travail est son intérêt pour les déchus et les moins privilégiés. Dans ses reportages dessinés, «Chicago Westside» (2011) sur un quartier appauvri et «Auf der langen Bank» (2012) sur la place de la gare de Lucerne, il dirige notre regard de manière ciblée sur les visages des personnes en marge de la société. Ses portraits sensibles et crus sont chargés d’histoires et suscitent notre intérêt et notre compassion. Sur un rond-point de Lucerne très fréquenté se tient un autre témoignage de l’accent thématique de Christoph Fischer. C’est là, depuis son atelier, qu’il observa pendant des années le balayeur Heinz Gilli et créa en 2016 une sculpture en béton monumentale dédiée à lui et aux habitants du quartier exposés aux bruits.

En dehors de son travail, Fischer entreprend régulièrement de longs voyages à vélo. En 2010, il pédala pendant plusieurs mois de Chicago à San Francisco. Voyager lentement sur de longues distances grâce à la force des muscles ainsi que poser un regard précis sur son environnement sont des approches qui traversent sa biographie et inspirent son travail, par exemple lorsqu’il photographia des animaux tués sur les routes des États-Unis, un projet documenté dans une série d’images tristes intitulée «Roadkill Road».

Le Cartoonmuseum de Bâle présentera toute la gamme de l’œuvre de l’artiste récompensé en 2019 par une bourse BD des villes germanophones, notamment avec une sélection de dessins réalisés à partir de centaines de rêves esquissés, exposés pour la première fois. Les éditions Christoph Merlan publieront un ouvrage sur ces dessins de rêves en accompagnement de l’exposition.

Heures d’ouverture Cartoonmuseum Basel

Mardi à dimanche: 11-17 heures

Commissaire d’exposition

Anette Gehrig, Bâle

Publicité / médiation

Anne Müller

Merci pour le soutien Christoph Merian Stiftung Migros Kulturprozent Stucki-Liechti Stiftung

Partenaires Tweaklab Steudler Press Reportagen

Médiation

Visites

Visites le dimanche

29.3., 19.4. et 24.5.2020, 14 heures

Visites le dimanche en français

17.5.2020, 14heures

Visites avec la commissaire d’exposition

Dimanche, 5.4.2020, 14 heures

Pour de plus amples informations sur nos manifestations:

www.cartoonmuseum.ch

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