St’Art Foire Européenne d’Art Contemporain de Strasbourg 2019 Bilan

Les designers et les artistes contemporains ont attiré 20 000 visiteurs pour cette 24ème édition

Patricia Houg directrice artistique St'Art 2019 Photo VB

Patricia Houg directrice artistique St'Art 2019 ©VB

   Quelques chiffres : St’Art a reçu 91 exposants dont : 76 galeries et 15 institutions et associations / 24% de galeries internationales pour 9 pays représentés / 40% de galeries qui participaient pour la 1ère fois. Plus de 600 artistes présentés. Des ventes jugées très satisfaisantes pour bon nombre d’exposants avec un chiffre d’affaires par exposant en augmentation : plus de 17 105 € / exposant en moyenne contre 16 063 € en 2018 et 9 560 € en 2017. Ainsi , le pari d’associer le monde du design à celui de l’art contemporain semble avoir fonctionné .

Design et Art , les liens du temps

Asseyez-vous , je vous en prie ! Pour sa 24ème édition ST-ART a donc innové en créant un secteur dédié aux galeries de Design, particulièrement  autour d’un objet unique, l’assise , premier objet de design de l’humanité : quel plaisir de reconnaître les grandes signatures du Design à défaut de s’y poser : au hasard la fameuse chaise Zig Zag de Gerrit Thomas Rietveld  conçue en 1932 ou bien la Chaise «CH24» de Hans J. Wenger qui connait une véritable renommée internationale en 1960 lorsque Kennedy choisit la Round Chair pour le débat présidentiel qui l’oppose à Nixon , à moins que vous ne préfériez le Fauteuil de salon (1939) de Jean prouvé ou la chaise longue de Monory . Personnellement – et je ne suis certainement pas la seule , je me serais  volontiers installée  dans le célébrissime  Marshmallow Sofa de George Nelson à moins de choisir le Banc Saint-Germain ( déplacé de la Cour de la Maison de l’Amérique Latine à Parisconçu par Pablo Reinoldo designer franco-argentin invité d’honneur de St’Art 2019 . Pour lier Art et design , Patricia Houg , directrice artistique de St’Art a choisi de présenter au public , aux côtés de chacune de ces créations de designers (de 1936 à 2020 ), une peinture représentative faisant apparaître une scène du quotidien dans lequel l’objet designé s’insinue naturellement : sept oeuvres pour sept peintres de Berthe Morisot à Edward Hopper ( préparez votre visite à la Fondation Beyeler pour l’exposition qui lui sera consacrée dès janvier 2020 ) en passant par Fernand Leger hôte de Charlotte Perriand.

Le Prix Art de la ville de Strasbourg 2019 récompense le duo d’artistes Bounoure & Genevaux et la galerie Decorde

Le Prix Art de la ville de Strasbourg, créé en 2016, a évolué cette année afin de soutenir, au delà de l’artiste lauréat, la galerie qui le représente. Doté de 2 000 €, ce prix, qui se veut un soutien à la jeune création et au travail des galéristes, est décerné conjointement à un jeune artiste et son galériste en faveur d’un projet conjoint ultérieur (production d’une œuvre, communication ou édition). Le lauréat est sélectionné par un jury d’expert indépendant, parmi un choix d’une dizaine d’artistes émergents préselectionnés par le jury et la direction artistique de ST-ART : les « Nominés Prix Art ». Le jury est composé de David Cascaro, directeur de la HEAR, Haute École des Arts du Rhin et Dimitri Konstantinidis, directeur de Apollonia, Centre d’art européen.

Focus sur l’artiste Thomas Henriot LaLa Lande Galerie & Tailleur

 Thomas Henriot est né à Besançon en 1980 , il est Diplômé de l’Institut National Supérieur d’Expression Plastique de Besançon en 200. Il vit et travaille entre Cuba, l’Inde et la France. Son oeuvre fait partie de nombreuses collections privées prestigieuses en Inde, Europe, Etats-Unis, Brésil.

Thomas Henriot dessine sur le motif . Au Maroc, au Liban, au Togo, en Chine, en Argentine, à Oman, au Mali, en Mauritanie, en Inde, à Marseille, à Cuba, au Brésil, partout où ses pas le mènent à la rencontre des autres et de terres étrangères.L’artiste dessine au sol plusieurs œuvres d’affilée sans interruption, en public, et la présence de son corps au travail reste à jamais marquée dans ces rouleaux qu’il transporte avec lui, peintures légères et nomades.

 Il réalise ses peintures sur de longues bandes de papier japon de 45 cm de large et pouvant aller jusqu’à 25 m de long, qu’il déroule au fur et à mesure de l’avancement du dessin, posant sa composition de façon quasi spontanée, presque aléatoire. Il juxtapose au motif figuratif, paysages, architectures, personnages, le frottage d’éléments réels qui sont à sa disposition autour de lui. Il mêle ainsi la représentation et son emprunte, l’image et la réalité.

L’encre de chine, rehaussée quelquefois d’encre et de couleur, est sa technique privilégiée dont il approfondit la connaissance auprès de peintres traditionnels chinois, lors d’un séjour en Chine populaire en 2005 Beaux Arts de Xi’an). La vivacité du trait, sa continuité, l’ampleur du geste, donne une originalité à ces documentaires de voyage, album de souvenirs, mais aussi aboutissement d’une performance chorégraphiée dans l’espace urbain, gestuelle qui organise l’espace du dessin en processus existentiel.

Thomas Henriot Galerie LaLaLande Tailleur St'Art 2019 Photo VB
Partager cet article :