Sacs iconiques Spielzeug Welten Museum Bâle Photo Corinne Albrich
Sacs iconiques Spielzeug Welten Museum Bâle©Corinne Albrich

Sacs – iconiques & biens précieux Histoire d’un accessoire intemporel 19 octobre 2019 – 5 avril 2020

Le chéri de ces dames peut être petit ou grand, souple ou rigide, porté par une poignée ou une bandoulière sur l’épaule. Orné de chaînettes dorées rutilantes ou sobre et élégant – le sac à main.

Les femmes n’ont pas toujours considéré les sacs comme des objets emblématiques. Jadis, bourses et petits sacs pouvaient être portés par les hommes comme par les femmes. On arborait autrefois les sacs commodément à la ceinture ou sur le torse sous un vêtement ample.

D’un accessoire unisexe, le sac se transforma lentement au fil de l’histoire de la mode en sac à main exclusivement destiné aux femmes. Lorsque les robes ajustées en mousseline légère furent au goût du jour, il fallut tenir sa bourse à la main ou la pendre à son bras.

On dut attendre 1875 pour assister au lancement du sac à main à poignée. Les femmes s’habituèrent alors rapidement à toujours porter un sac par sa poignée.

La vague de prospérité du sac eut cependant lieu au 20e siècle. Ils se transformèrent en véritables objets de culte et iconiques comme le Kelly Bag. Les créateurs de sacs les plus connus qui imposèrent leur style comme Louis Vuitton, Hermès, Gucci ou Prada étaient issus de l’artisanat de la sellerie et produisaient à l’origine de la maroquinerie de voyage luxueuse.

Grâce à une habile mise en scène du milieu de la mode, le sac à main est considéré comme un symbole de la féminité et transformé en objet de la convoitise féminine.

Au-delà des transformations historiques, une constante demeure: le sac est un objet hautement personnel. Il est le réceptacle dans lequel nous conservons et transportons sur nous ce dont nous ne pouvons nous séparer.

Cette exposition présentant autour de 400 pièces permet de se plonger dans l’histoire des sacs dès 1550, qu’ils soient en tissu, tapisserie, perles ou cuir. Le voyage s’achève avec des sacs exclusifs et originaux venus des podiums, conçus par des designers et artistes contemporains, dont des pièces de la célèbre Úna Burke, des objets joueurs de Stasha Chimbur ou encore des sacs de luxe de Ming Ray de Londres. L’image est complétée par des sacs comme objets d’arts, avec la pièce en albâtre de Barbara Ségal ou la création de l’artiste conceptuel néerlandais Ted Noten, deux objets uniques.

En coopération avec Liza Snook du Virtual Shoe Museum de La Haye, des œuvres de plus de 40 designers et artistes renommés de 14 pays sont exposées à Bâle, ainsi que des prêts de collectionneurs privés, de galeries et de deux musées des Pays-Bas. Parmi eux, des sacs exquis du Tassenmuseum Amsterdam.

En résumé, l’exposition est le paradis sur terre pour les amoureux du sac et n’est visible qu’à Bâle.

Le début de l’histoire d’un accessoire

Les femmes sont depuis toujours collectionneuses et on peut facilement imaginer que déjà les femmes de Neandertal se sont posé la question: comment ramener toutes les baies à la grotte? C’est ainsi qu’un sac a été utilisé pour la première fois.

Les premiers sacs étaient fort probablement fabriqués en peau et liés à un bâton, afin de transporter les aliments ou le silex. Au fil du temps, des ceintures pour les pochons ont été développées afin de les porter à la hanche. L’avantage était alors que les mains restent libres. Ces formes de sacs de hanche étaient portés par les habitants de la Rome antique, puis jusqu’aux croisades, aussi bien par les hommes que par les femmes. À partir du 13e siècle, les sacs étaient équipés de cadres en métal afin de leur donner plus de stabilité et une plus grande taille. Cette fabrication était habituelle jusqu’au 15e siècle, et ce n’était qu’en observant les décorations de la ceinture et le contenu que l’on pouvait dire si le sac appartenait à un homme ou une femme.

Au 15e siècle sont apparus pour la première fois les aumônières, des sacs élégants et synonymes de richesse et d’aisance. Elles étaient souvent décorées de perles et de ficelles et attachées à la ceinture avec une chaînette. En parallèle, des sacs grands et grossiers témoignaient d’un travail dur; ils étaient principalement utilisés par les paysans.

Aux 16e et 17e siècles, des sacs en forme de pochons sont apparus, mais ils étaient rarement portés. Une pratique plus répandue était d’avoir un ou deux petits sacs cachés sous une large jupe, que l’on pouvait atteindre via une fente dans la jupe. Ce genre de sacs, également tissés sur le jupon, ont été très longtemps communs et on les trouve encore aujourd’hui sur les robes folkloriques.

Les hommes portaient toujours plus souvent des poches sur les vêtements, ils n’avaient donc plus besoin de sacs. Ainsi, la femme s’est imposée définitivement comme porteuse de sac face à l’homme.

Le sac arrive à la main

Sur un sac, on peut lire beaucoup de choses concernant son époque, le matériel et la forme utilisés, la mode ainsi que les anciens usages et coutumes. Le sac est témoin des avancées de l’émancipation, des courants de l’histoire de l’art et des changements des techniques de décoration ainsi que des développements économiques et techniques. Des pochettes à fermoir pratiques aux sacs à dos chics en passant par le réticule et la besace: chaque modèle était un récit de situation sur la vie quotidienne.

À la fin du 18e siècle, les robes des dames sont devenues plus douces, le style Empire a fait son apparition, ce qui empêchait de porter le sac sous les habits. Le réticule s’est alors frayé un chemin au poignet des femmes. Ce développement du pochon de tissu, travaillé avec plus de raffinement et décoré d’une dragonne ou d’une anse, pouvait être porté à la main. Les premières années, la presse a traité le réticule avec mauvaise grâce. Mais au plus tard vers 1805, alors que les femmes portaient le corset comme vêtement, il est devenu un accessoire établi, sans lequel les femmes ne sortaient plus. Depuis la fin du 18e siècle, les dames de la haute société utilisaient le petit sac pour y ranger des objets du quotidien qu’elles voulaient toujours avoir sur elles, comme un mouchoir, des sels, de la poudre ou autre. Au départ, la forme restait la même, puis des variantes artistiques ont vu le jour, par exemple tricotées en forme d’ananas ou un sac brodé avec soin. Certains exemplaires intéressants de cette époque sont à voir dans l’exposition.

Vers la fin du 19e siècle, ce sac a fait son apparition dans la littérature sous le nom de pompadour. Bien qu’il semble avoir été baptisé d’après Madame de Pompadour, il est fort peu probable que la célèbre maîtresse de Louis XV ait jamais utilisé un tel accessoire, à part peut-être dans sa forme originelle de sac à ouvrage. À l’époque de Madame de Pompadour, on portait, comme évoqué plus haut, son trousseau dans des sacs sous la jupe. Tous les sacs pompadour ont une forme de pochon fermé par le haut à l’aide un tirant, servant en même temps de dragonne pour le poignet. Le pompadour est encore porté de nos jours avec des tenues de soirée ou de mariage, quand on ne désire aucune poche sur la robe.

En 1846, le cadre de métal a été inventé si bien que les sacs se sont largement différenciés de leurs prédécesseurs en forme de pochons et ont acquis une signification plus pratique et tendance. L’exposition présente quelques représentants de ce changement. Alors que des sacs résistants avec anses étaient demandés afin que l’on puisse les emporter en voyage, les premiers sacs à main en cuir ont été fabriqués. Ils ressemblaient plus à de petites valises et étaient munis les premiers de fermoirs à cliquet.

Au milieu du 19e siècle, les gens des cercles aisés ont commencé à voyager plus, grâce à la construction du chemin de fer. Ils avaient donc besoin de sacs de voyage qui devaient être robustes. Ainsi, on a d’abord fabriqué des sacs en cuir. Ils étaient souvent pourvus de serrures, le contenu des sacs des dames devenant alors un grand mystère pour les hommes. Vers la fin du siècle, on portait une plus grande attention à la décoration des sacs, par exemple avec des perles ou des éléments en métal. La protection des marques devenait également un thème important. Chez Louis Vuitton, en 1896, le logo était peint à la main sur les valises afin d’éviter les copies. Au final, les sacs de voyage avaient une grande renommée qu’il fallait défendre.

Les sacs au 20e siècle

Le développement du sac à main au 20e siècle reflète le cheminement de la mode en général. Les changements du rôle de la femme au sein de la société ont redéfini la fonction, la taille et la forme du sac à main. De petite bourse avec cordon, qui n’avait pas vraiment d’utilité à part décorative, c’est devenu un sac robuste pour la femme indépendante, qui accueille les clés, le maquillage et autres objets du quotidien moderne.

Après la Première Guerre mondiale, le cuir était rare et cher, tant et si bien que même les célèbres maisons de mode essayaient de travailler les tissus de coton. Parallèlement la proportion de matériaux synthétiques utilisés a fortement augmenté dans les années 1920. Les fermetures éclair, reprises des sacs de transport de l’armée canadienne, se sont répandues dès 1923. Les pochettes minimalistes ont connu une apogée tendance, avec un rabat plié comme une enveloppe, de la même façon que leurs ancêtres des 18e et 19e siècles. Les sacs arborant une forme créée à partir d’un cadre que l’on connaissait depuis longtemps, étaient aussi particulièrement à la mode. S’y ajoutaient les sacs de danse à l’aspect exotique ainsi que les sacs filet avec des éléments en métal et décorés en partie avec des franges. Les sacs à main avec des éléments en métal existaient déjà depuis le début du 18e siècle. En raison de l’énorme travail manuel qu’ils nécessitaient, ils restaient cependant rares, et ce n’est qu’après l’introduction des premières machines destinées à la fabrication des tissus métalliques en 1908 qu’ils sont devenus accessibles à la majorité.

Les hommes, qui jusqu’alors rangeaient les effets personnels de leur épouse dans les poches de leur veste et de leur pantalon, ont été libérés de cette corvée au plus tard en 1938, quand Elsa Schiaparelli a commercialisé son sac à lanterne. Il offrait assez de place pour les cigarettes, le maquillage, l’argent et les clés, et était même doté d’une lampe électrique. C’était là un autre pas important vers l’émancipation des femmes.

Dans les années 1920, la mode des sacs à main était dominée par des armatures sophistiquées et les ornements typiques de l’Art nouveau et de l’Art déco.

Au cours des années 1930, le design des sacs à main change petit à petit. Les formes géométriques et les motifs de l’Art déco reculent pour laisser place à un objet de qualité plus badin et en partie luxueux, mais aussi artistique. Cela se dénote par exemple avec les applications de soie ainsi que les broderies artistiques en velours ou en chenille. Les fermoirs et les armatures sont également de plus en plus sophistiqués et exotiques. Ensuite, en raison de la baisse du pouvoir d’achat de la population, les fabricants reviennent de plus en plus à des matières synthétiques comme le celluloïd ou la bakélite. Les sacs passés sous le bras faisaient encore partie des modèles de prédilection, les sacs du soir avec des motifs antiques aux couleurs douces étaient du dernier cri. À la fin des années 1930, les sacs ont gagné en taille, et les sangles se sont allongées.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sacs à main étaient des objets de luxe hors de prix. Les grandes besaces passaient avec la mode influencée par les militaires: jupes étroites, vestes travaillées à la taille et cheveux jusqu’aux épaules. Ces besaces offraient d’ailleurs de la place pour les masques à gaz ou les bons de rationnement. Les magazines encourageaient les femmes à coudre leurs propres sacs avec des restes de tissu. Dans les années suivant la guerre, les femmes aspiraient à se libérer des restrictions et de l’austérité, mais de nombreux biens étaient rationnés. Il était difficile de trouver du cuir ou du métal. Ce n’est que vers la fin des années 1940 que la mode a commencé à se remettre des conséquences de la guerre. En 1947, avec son New Look, le couturier français Christian Dior a lancé le départ d’une nouvelle ère. Avec les longues jupes extravagantes, les hauts serrés, les talons hauts et les chapeaux de grande dame, seuls allaient les petits et fins sacs à main. Jusque dans les années 1950, les sacs à main sont restés des articles de luxe chers. Ensuite, le marché a été inondé de modèles issus de la production de masse à moindre coût. Il s’agissait là de sacs en plastique lavables et pas chers. Dans le même temps, dans le segment du luxe, les sacs en cuir de crocodile étaient à nouveau à la mode.

À partir des années 1950, de nouveaux matériels comme le nylon, le PVC imperméable ou le similicuir sont arrivés des États-Unis. On utilisait de préférence du plastique dur pour les anses et les fermoirs. Les combinaisons de plastique et de métal, de papiers imprimés et enduits, de divers tissus synthétiques étaient également assez courantes. Les nouvelles tendances de la mode avec les minijupes et les tailleurs pantalons demandaient aussi un nouveau style pour la mode des sacs. Les petits sacs compacts pendant à une longue sangle tenaient alors le haut du pavé. Tout au long de cette décennie, les sacs à main avaient souvent un profil anguleux. À côté des modèles à structure aux larges fonds, rajeunis, on trouvait toutes sortes de sacs en forme de boîte ou de ballotin avec anses, armatures ou dragonnes. En réponse au manque de cuir, les larges corbeilles en paille ou en bambou, venant de l’Italie ensoleillée, faisaient fureur également en Amérique du Nord. Quant aux sacs à main pour les dames élégantes, ils sont redevenus plus petits et plus décorés. Les pompadours avec dragonne et les sacs passés sous le bras comme les pochettes de soirée étaient en vogue.

À la fin des années 1970, la nostalgie et le romantisme badin étaient absolument tendance. Puis les looks folklorique et country sont devenus à la mode. On voyait ainsi apparaître dans les grandes villes aussi des sacs d’école, des sacs de pêche et des sacs en bandoulière.

Dans les années 1970 et 1980, en plus des usines, de plus en plus de grandes maisons de mode et de designers ont commencé à concevoir leurs propres collections de sacs avec un statut culte absolu. Yves Saint Laurent, Gianni Versace, Alexander McQueen, Gucci, Hermès, Fendi et Miu Miu sont des noms bien connus de toutes les amoureuses des sacs à main. Malgré toutes ces innovations, quelques modèles plus vieux ont tout de même pu affirmer leur statut de classique. La variété des formes des sacs à main n’avait plus de limites, des grands anguleux aux petits badins. La mode du 20e siècle proposait le sac à main idéal pour chaque goût et style. Une abondance jusqu’alors inconnue a fait de l’achat d’un sac un événement particulier. De nos jours, rares sont les femmes qui se contentent d’un seul sac à main.

Les changements survenus dans les vies des femmes au cours des dernières décennies ont bien évidemment posé de nouvelles exigences pour leurs sacs. Les nouvelles matières comme le nylon ou le cuir imperméable ainsi que les attaches sophistiquées pour les anses, armatures et fermoirs permettaient une utilisation quotidienne du sac. Le contenu des sacs a lui aussi radicalement changé. Les femmes transportent dorénavant des téléphones portables, des tablettes ou des ordinateurs portables, ce qui influence le design.

Le sac à main comme objet culte

Au 19e siècle, le sac à main est devenu un symbole de statut, qui a atteint son apogée au 20e siècle. À partir des années 1950, chaque décennie a vu son sac culte. Cela a commencé avec le Haut à Courroies de Hermès, plus connu sous le nom de Kelly Bag depuis 1956. Dans les années 1960, ce sont les besaces à paillettes métalliques de Paco Rabanne qui ont obtenu un statut culte. Dans les années 1970, les sacs de Gucci ou Fendi avec des logos de marque ou monogrammes se sont disputé ce rang. Dans les années 1980, un sac à dos fonctionnel de Prada et les sacs mondains de Chanel ont partagé le podium. Contrairement aux siècles passés, au cours desquels la mode des sacs se développait plus lentement et où l’on pouvait porter le même exemplaire pendant de longues années, le sac d’aujourd’hui est devenu un accessoire tendance, qui change de saison en saison et avec lequel les marques de mode continuent à donner le ton. Depuis les années 1990, les sacs, chaussures, parfums et lunettes de soleil sont des sources de revenu cruciales pour les maisons de mode et des instruments importants pour renforcer leur marque. Ces accessoires devenaient également abordables pour un plus large public. Dans la deuxième moitié des années 1990, chaque année a vu son sac culte. En 1996, c’était le sac polyvalent de Kate Spade, en 1998 on ne pouvait échapper à la Baguette de Fendi et, en 1999, le Prada Bowling Bag était indispensable. L’Etui Graffiti de Louis Vuitton était le sac culte de l’an 2000. Et en 2001, ce sont le Birkin Bag de Hermès et le modèle Trailer de John Galliano pour Dior qui ont lutté pour le titre.

Le chéri de ces dames créé par les designers

À l’orée du 21e siècle, il semble que la créativité n’ait plus de limites. Les nouvelles créations de sac à main présentent des designs de plus en plus insolites et des matières de plus en plus extravagantes. De nombreux sacs de designers célèbres, de plus de 60 artistes venant de 19 pays, sont présentés dans l’exposition.

Aujourd’hui, un large choix est tout naturel pour les sacs à main. Les couleurs, les formes et les matières permettent non seulement de trouver son propre style, mais aussi de souligner sa personnalité en portant tel ou tel sac à main: il y a toujours un sac, pour chaque humeur et chaque occasion.

Malgré tous les changements historiques, une chose reste la même: le sac est un objet hautement personnel, et ce, pour tous les sexes. C’est le contenant dans lequel nous rangeons et emportons ce qui nous correspond. On ne sait pas ce que le futur apportera. La mode est en changement constant et rien n’est impossible. Peut-être les hommes redécouvriront-ils les sacs à main brodés?

Le sac comme objet d’art

Le sac a depuis longtemps sa place dans l’art. On voit régulièrement des coopérations de grandes maisons de mode avec des artistes célèbres, par exemple entre l’artiste américain Jeff Koons et Louis Vuitton ou encore entre la maison Longchamp et l’artiste britannique Sarah Morris. L’exposition présente également des sacs qui sont de véritables œuvres d’art à l’instar du sac Chanel blanc en albâtre de Barbara Ségal ou du travail de l’artiste conceptuel néerlandais Ted Noten Grandma’s Bag Revisited de 2009. Sur ce sac en acrylique, la partie supérieure est fonctionnelle et vient de Louis Vuitton. Ces deux œuvres sont des pièces uniques. On peut retrouver les travaux de l’artiste dans les musées et grandes galeries du monde entier.

Les it bags ultimes et intemporels

Toutes les maisons de mode espèrent chaque année présenter le nouvel it bag: le sac ultime, porté par une star du cinéma, de la chanson ou des podiums et que toutes les femmes se doivent d’avoir. La plupart des sacs sont devenus des classiques, dont les très prisés Kelly Bag ou Birkin Bag, tous les deux de Hermès, ou encore le sac Lady Dior de la maison de mode Dior.

Le Kelly Bag doit son nom et sa popularité grandissante au fait que Grace Kelly, célèbre star hollywoodienne puis Princesse de Monaco, le portait souvent en public. Elle portait ce sac également le jour de ses fiançailles avec le Prince Rainier en 1955. Le Kelly Bag est encore aujourd’hui produit en diverses variantes. C’est un des modèles de sacs à main pour dame les plus connus et il est synonyme de noblesse et de bon goût discret. Quant au Birkin Bag, c’est un sac à main de dame fait main de la marque de luxe Hermès depuis 1984, baptisé d’après l’actrice Jane Birkin. Ces deux modèles ne sont pas seulement des classiques du design de mode souvent réinventés et fréquemment contrefaits, mais aussi des symboles de statut en raison du prix élevé et du nombre réduit d’exemplaires confectionnés. Contrairement à un it bag, qui n’est rapidement plus à la mode, les Birkin Bags et Kelly Bags sont encore fortement appréciés 25 ans plus tard et produisent des recettes élevées à la revente. Ces modèles sont vus comme de véritables placements.

Le Chanel 2.55 est produit depuis 1955 par la maison de mode Chanel, en partie sous une forme modifiée. Coco Chanel aurait déjà réfléchi dans les années 1920 à des sacs à bandoulière pratiques avec des sangles. Le 2.55 n’est toutefois arrivé sur le marché qu’en février 1955, ce qui lui a donné son nom. Jusqu’alors, les élégants sacs à main de dame étaient généralement pourvus de courtes anses et étaient portés à la main ou sous le bras. Les sacs avec sangle étaient plus utilisés pour des besoins ordinaires et principalement par des hommes, notamment les soldats. Un sac à main de dame avec sangle d’épaule signifiait que la porteuse moderne avait les mains libres et courait moins de risques de perdre le sac, car elle ne devait pas tout le temps le poser et le reprendre. Quand le 2.55 a été présenté en 1955, cela a été une véritable sensation. Alors que le concept originel avait pour objectif le côté fonctionnel, le Chanel 2.55 est de nos jours un objet de luxe que l’on n’achète pas pour son côté pratique, mais comme accessoire cher. L’exposition présente quelques exemplaires de ces trois sacs emblématiques en diverses variantes.

Formes, matières ou utilisation à l’origine du nom

Il existe des sacs en cuir, en métal, en lin, en velours et en soie, dont certains sont richement décorés avec des fils d’or ou d’argent, des perles, des applications et des bandes. Parfois c’est la matière qui donne son nom à un sac, comme les sacs en acétate, en cuir, en feutre ou en paille. Le nom du sac peut également trouver ses racines dans la forme, comme dans le cas des sacs trapèze, des sacs rétro, des sacs à anse ou des pochons. Les sacs peuvent aussi être baptisés selon leur utilisation: sac de course, sac à dos, sac de soirée, sac à bandoulière. Les marques de luxe ont aujourd’hui redécouvert le sac à dos. Notre exposition vous plonge dans l’incroyable variété du monde des sacs.

Les prêteurs de l’exposition temporaire

Cette exposition temporaire unique consacrée à l’histoire culturelle des sacs n’est possible que grâce aux prêts de particuliers de la région, dont Madame Daniela Spillmann, ainsi que d’organisations et musées d’Angleterre et des Pays-Bas. Avec la propre collection du musée, plus de 300 sacs de 1550 à nos jours sont présentés. Voici quelques informations sur les musées ayant participé.

Hampshire Cultural Trust, Angleterre

Hampshire Cultural Trust, Hampshire County Council Collections, s’occupe de plus de 2,5 millions d’objets historiques, de machines à vapeur fonctionnelles à d’antiques artefacts fragiles. Les collections racontent les histoires des gens qui ont vécu dans le Hampshire il y a plusieurs milliers d’années et jusqu’à nos jours.

Les collections sont à disposition des chercheurs afin qu’ils obtiennent de nouvelles connaissances. Cette exposition temporaire permet d’admirer 56 pièces prêtées par le Hampshire Cultural Trust datant de 1800 à 1910.

Tassenmuseum Amsterdam, Pays-Bas (Musée du sac à main, Amsterdam

Tout a commencé avec un seul sac à main, qui a fait de Hendrikje et Heinz Ivo des collectionneurs passionnés et rapidement aussi des connaisseurs du sac à main. Au fil des ans, une collection privée d’excellente qualité s’est développée, ils ont alors voulu la partager avec le reste du monde. C’était là le début du musée du sac à main et du porte-monnaie.

Le plus grand musée du sac à main au monde se trouve depuis 2007 dans une maison emplie d’histoire, datant du 17e siècle, à Herengracht à Amsterdam et fait partie du quartier Grachtengordel, patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Le musée abrite une impressionnante collection comptant plus de 5000 sacs. Chaque pièce raconte sa propre histoire de la mode, du design, de l’art artisanal et de la technique, du 16e au 21e siècle. Nulle part ailleurs ne peut-on trouver autant de sacs magnifiques, précieux, badins et surprenants en un seul endroit.

Pour cette exposition temporaire, le Musée du sac à main d’Amsterdam a mis à disposition 27 sacs de son unique collection, datant de 1550 à 2011.

The Dutch Leather and Shoe Museum, Pays-Bas

L’initiateur de ce musée était Antoon Hendriks, maître-cordonnier à l’Institut d’éducation supérieure de l’industrie de la chaussure et du cuir, et collectionneur passionné de nombreux objets autour de la chaussure et de l’industrie de la chaussure. Il a montré une partie de sa collection lors de l’exposition SLEM sur les chaussures, le cuir et la mode de 1953, ce qui a enthousiasmé plusieurs fabricants de chaussures, qui ont fondé une fondation. En 1954, le Musée archéologique de l’industrie de la chaussure et du cuir a été ouvert dans un bâtiment bien trop petit. En 1960, l’entreprise déménage dans l’ancien foyer du fabricant de cuir Witlox à Grotestraat 148. Cette maison aussi sera trop petite et, en 1983, le musée déménage dans le bâtiment de l’ancien fabricant de chaussures Pinocchio. C’est à ce moment qu’il obtient son nom actuel. La collection sera continuellement agrandie, également avec plusieurs grosses machines. Actuellement, la maison est fermée et rouvrira en 2021 après une rénovation et une restructuration complètes.

Livret pour les enfants, atelier et concours

Nos jeunes visiteurs ont la possibilité de découvrir l’exposition avec notre adorable petite Tascha et un livret. L’amie des sacs rose pose des questions sur les sacs, leurs artistes et l’histoire. Pas de panique, les solutions ne sont pas difficiles: il suffit d’ouvrir les yeux, d’avoir un peu de patience et peut-être parfois de l’aide d’un adulte.

Dans nos ateliers, dans le cadre de l’exposition temporaire, les adultes et les enfants à partir de 6 ans peuvent créer leur propre sac. Qui possède donc un sac dont personne d’autre ne dispose? Très peu de gens. Mais cela pourrait bien vite changer. Il suffit de venir et de participer. Divers matériels, comme des boutons, des papillons, des fleurs ou des pompons, ainsi qu’un petit sac de paille tendance, couleur naturelle, seront mis à disposition gratuitement. Aucune inscription n’est nécessaire.

Pour le concours, nous cherchons, selon la devise de l’exposition temporaire Sacs – iconiques & biens précieux, les créations de sacs les plus originales, aventureuses ou extravagantes. Les sacs destinés au concours seront distribués gratuitement au Spielzeug Welten Museum Basel à partir du 19 octobre 2019. Alors sortez vos idées. Tous les sacs seront exposés pour notation dans notre vitrine en janvier 2020.

Infos pratiques 

Spielzeug Welten Museum Basel

Steinenvorstadt 1

CH-4051 Basel

Téléphone +41 (0)61 225 95 95

sina@swm-basel.ch

www.swmb.museum

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