Frauen*streik – grève féministe 14.6.2019
En Juin , Bâle reçoit Art Basel et … 40 000 femmes en colère !

Frauen Streik Juin 2019 PhotoVB

Frauen Streik Juin 2019 ©VB

Frauen Streik 14 juin 2019 ©VB
Ca s’est passé le 14 Juin 2019 et ce n’est pas banal ni anodin au pays de la démocratie directe : les suissesses ne sont pas contentes et le font savoir haut et fort . La Suisse en rose manifeste en descendant dans la rue… comme en France ,mais sans rien casser .Qui l’eût cru ? Salaire , respect , temps ! Rien de nouveau sous le soleil – ou sans le soleil plutôt – depuis 1991 , date de la première manif des femmes en Suisse et date de l’obtention du vote des mêmes en Appenzell ; bon , du chemin a été fait tout de même puisque nous n’en sommes qu’à la deuxième démonstration en presque 30 ans ; pas de quoi s’étrangler , bien qu’il se pourrait que mes congénères n’aient pas organisé d’autres démonstrations faute de … temps et d’enfants en plus ou moins bas âge nécessitant le soutien d’un adulte responsable – remarquez le genre de la locution nominale : on dit indifféremment un ou une adulte de même un ou une responsable . CQFD . Slogan 1991 de la première grève nationale des femmes : « Si les femmes le veulent, tout s’arrête » , repris en choeur par les femmes sportives du Frauenlauf cet hiver à Bâle – dont j’étais comme l’année d’avant d’ailleurs ; pardon pour cet accès d’orgueil mais ça fait du bien et on est jamais mieux servi que pas soi-même ! – légèrement modifié pour devenir : Ohne Frauen laüft es nichts / Sans les femmes rien ne marche ! Du baume au coeur n’est-ce-pas ? Encore faut-il prendre conscience de la chose.

Frauen Streik Juin 2019 Photo VB

Frauen Streik Juin 2019 ©VB

Une immense vague violette et rose pour mettre fin à une frustration archaïque
En 2019 , le message est le suivant  :«nous en avons assez ! Nous ne sommes ni respectées, ni rémunérées selon les normes fixées par la loi. Dans la rue et au travail, le sexisme atteint nos vies, nos corps. Suissesses, immigrées, réfugiées, quelle que soient la couleur de notre peau, notre orientation sexuelle, notre statut social et notre âge, nous sommes exposées à des violences et discriminées d’une manière ou d’une autre ».

Ça claque quand même ! D’autant que nous ne sommes pas en 1970 , d’ailleurs , je n’ai vu personne jeter son soutien-gorge en l’air – Peu importe ! On parle en Suisse de 500 000 femmes participantes ; pas étonnant lorsqu’on lit que l’écart salarial entre les sexes peut aller jusqu’à  jusqu’à 30%, 20% en moyenne selon l’institut de statistques suisse  Le conseiller fédéral Alain Berset a pris parti pour la Frauen Streik et posté un tweet dans ce sens qui résume bien la situation en terre helvète ; voir la video. Près des deux tiers de la population suisse, soit 63,5% , soutiennent la grève des femmes du 14 juin, concluait un sondage Tamedia publié la semaine dernière. Les femmes sont 70% à soutenir la mobilisation; les hommes, eux, se disent à 57% «pour» ou «plutôt pour». Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues, dont notamment près de 40’000 à Lausanne et à Bâle, 50’000 à Berne et jusqu’à 70’000 à Zurich. A Sion, Fribourg et Genève, elles étaient entre 12’000 et 15’000. Environ 4000 à Delémont et 5000 à Neuchâtel – chiffres de Union syndicale suisse (USS)-