Enfin revoir des films en vrai : au cinéma ! 

Le kultkino de Bâle ouvre ses portes demain samedi 6 juin 

Attention réservations exclusivement possibles online

– Clic sur le film que vous souhaitez voir
-Places numérotées . Afin d’éviter les files d’attente trop longues- toujours à l’extèrieur- , soyez ponctuels , vous serez accompagnés dès votre arrivée à votre place.
-Les sièges à droite et à gauche des vôtres ( 1 personne , un couple ou une famille de 4 ) restent libres 
-Traçage systématique  intégré dans le processus d’achat, la distanciation de sécurité ne pouvant pas être partout respectée ; un contact constaté avec une personne touchée par le Covid 19 implique une mise en quarantaine immédiate 
 

Programme du Kultkino pour le samedi 6 juin jour de réouverture 

  • ****Notre dame de Valérie Donzelli  : 12h30 F/d Atelier

Maud Crayon est architecte et remporte sur un énorme malentendu le grand concours lancé par la mairie de Paris pour réaménager le parvis de Notre-Dame ( note : le film est tourné deux mois avant l’incendie )… Mais Maud Crayon a un gros problème : elle ne sait pas dire non, elle supporte donc les aller-retours de son ex dans son lit et dans sa vie et son chef ( Samir Guesmi excellent ) , un gus imbuvable qui retourne sa veste du côté où le vent tourne . Valérie Donzelli est facétieuse , elle aime faire des allusions et saupoudrer ses films de touches oniriques inattendues : sa maquette refusée débarque directement sur le bureau de madame le maire …par les airs . Avec la même légèreté ( on aime )  elle balance quelques scuds : les budgets faramineux accordés pour l’installation d’oeuvres d’art contemporain et l’indignation des ligues de vertu y associées , le plug Tree de Paul McCarthy  en 2014 n’est pas loin mais bien avant , la Tour Eiffel avait subi la vindicte populaire , le respectable Guy de Maupassant en tête. 

Valérie Donzelli aime bien nous surprendre . Par exemple , on reconnaît Lionel Baier , patron de l’ECAL à Lausanne qui tient le rôle d’un journaliste TV . On peut aussi s’amuser à reconnaître , façon jeu de piste ou chasse au trésor , le cinéma de Jacques Demy ou d’Alain Resnais ou Spielberg ( voyez l’image de fin )  . Les gens sont fous  – tout le monde se file des claques sur fond de  Charles Trenet – mais la folie peut être douce , restons romantique car l’amour triomphe de tout .

Valérie Donzelli a reçu le César du meilleur film/ meilleure réalisatrice/ meilleur scénario pour son très personnel La guerre est déclarée en 2012; la Palme d’or à Cannes pour Marguerite et Julien en 2015

  • The perfect candidate de Haifaa Al Mansour Ov/d/f 11h45 15h30 21h 

Maryam est médecin dans la clinique d’une petite ville d’Arabie saoudite. 
Alors qu’elle veut se rendre à Riyad pour candidater à un poste de chirurgien dans un grand hôpital, elle se voit refuser le droit de prendre l’avion.
Célibataire, il lui faut une autorisation à jour signée de son père, malheureusement absent. 
Révoltée par cette interdiction de voyager, elle décide de se présenter aux élections municipales de sa ville.
Mais comment une femme peut-elle faire campagne dans ce pays ?

  • Die Känguru-Chroniken de Dani Levy D 15h15 18h15 20h45 Atelier

 comédie allemande sur les personnages du roman Die Känguru-Chroniken de Marc-Uwe Kling, qui a écrit le scénario lui-même. Il s’agit d’une combinaison de film réel et d’animation par ordinateur. Le film est sorti dans les cinémas allemands le 5 mars 2020.

  • About Endlessness de Roy Andersson OV/d/f 12h17h15 Atelier

Pour l’éternité nous entraîne dans une errance onirique, dans laquelle des petits moments sans conséquence prennent la même importance que les événements historiques : on y rencontre un dentiste, un père et sa fille sous la pluie, un homme dans un bus, un couple dans un café, des jeunes qui dansent, Hitler ou encore l’armée de Sibérie… Une réflexion sous forme de kaléidoscope sur la vie humaine dans toute sa beauté et sa cruauté, sa splendeur et sa banalité.

  • Jagdzeit de Sabine Boss Dialect/D 12h15 17h30 Atelier

Alexander Maier est le directeur financier perfectionniste de l’équipementier automobile suisse Walser, qui subordonne toute sa vie au travail. Il espère toujours que son ex-femme et son fils lui reviendront, mais le nouveau PDG Hans-Werner Brockmann (Ulrich Tukur) fait irruption dans sa vie. Le cadre supérieur doit restructurer l’entreprise. Les deux hommes forgent avec énergie un plan pour sauver l’entreprise dans le futur. Mais bientôt, leur collégialité se transforme en un combat acharné. Lorsqu’un accord avec un grand investisseur éclate et que l’introduction en bourse prévue est stoppée, Brockmann blâme Maier pour l’échec. Maier se rend compte qu’il a tout perdu : sa réputation, sa femme et son fils. Dans ce vide, il ne voit qu’une possibilité de se venger de Brockmann…

  • J’accuse de Roman Polanski F/d 12h45 18h Atelier

Bien sur , nous connaissons tous la désolante histoire du capitaine Albert Dreyfus condamné dans un premier temps pour haute trahison et connivence avec l’ennemi historique , dégradé publiquement en 1894 pour être envoyé en exil façon Papillon à l’île du Diable , puis représenté devant le tribunal militaire en 1899 pour y être conforté dans le rôle du coupable , et après huit années d’enfermement , être officiellement réhabilité pour réintégrer l’armée française . Roman Polanski décortique pour nous la machine infernale qui a fait de Dreyfus l’affaire Dreyfus , une manière de désincarner l’homme sous la chape de plomb de ses accusateurs . Le réalisateur propose un focus sur celui qui a soulevé le lièvre et tenu contre vents et marées nauséabondes antisémites , le commandant Picquart alias Jean Dujardin – absolument génial -, héros persévérant et déterminé , traqueur de scélérats dont le nom était tombé dans les oubliettes . On suit ce militaire dont la volonté de faire justice l’amènera jusqu’en prison où d’autres le suivront , comme Zola ,  auteur du fameux J’accuse paru dans l’Aurore en 1898 . J‘accuse , mode d’emploi de  la haine ordinaire , voyez comme elle enfle , s’insinue et contamine jusqu’à se muer en bête immonde . On voit trop peu Louis Garrel alias Dreyfus dans le film , pour cause d’absence forcée , mais suffisamment pour admirer sans réserve  le jeu de l’acteur dont on ressent le moindre frémissement , du désespoir à la résignation . Un film passionnant signé Roman Polanski que les observateurs apercevront furtivement dans une scène secondaire comme le faisait si souvent Hitchcock.

Le film fait l’objet de 12 nominations pour la 45e cérémonie des César.

 Grand prix du jury Mostra de Venise 2019

  • Ema y Gastón de Pablo Larraín Ov/d/f  14h45 20h15 Atelier

Polo manque à Ema, à Gastón aussi, d’ailleurs. Ema est danseuse et professeure d’expression corporelle – pour gagner sa vie. Gastón est chorégraphe et dirige la troupe d’Ema pour un spectacle. Ils s’aiment, mais l’abandon de Polo met leurs sentiments et leur couple à l’épreuve. Ema harcèle l’assistante sociale pour récupérer la garde de l’enfant qui semble avoir été confié à un autre couple. Magnifique Mariana Di Girolamo qui campe  Ema  possède un registre d’émotions extraordinaire, expressif à l’image de son corps, de ces corps, qui se déhanchent, se plient et se déplient, semblent parfois même éclater, dans des chorégraphies dignes des Ballets du XXe Siècle. A côté d’elle, Gabriel García Bernal, lui aussi magistral, oppose un Gastón cérébral, faible en apparence, quand Ema se montre volontaire, louvoyant alors qu’elle est directe, impatiente. 

  • Mare de Andrea Staka Ov/d/f 15h 20h Caméra

Mare n’a jamais pris l’avion auparavant, bien qu’elle vive juste à côté de l’aéroport avec son mari et ses trois enfants adolescents. Elle aime sa famille, même si elle lui tape parfois sur les nerfs. Mare aspire à avoir son propre travail et à plus d’indépendance. Son mari est l’amour de sa jeunesse, mais quand un jour un homme plus jeune emménage dans la maison d’à côté, Mare franchit une frontière. Le nouveau film d’Andrea Štaka, lauréat du Léopard d’or pour « Das Fräulein ».

  • La vérité de Hirokazu Koreeda F/d 17h45 20h30 Atelier

Quelle joie de retrouver Catherine Deneuve / Fabienne  , même en ex grande actrice sur le déclin – vrai rôle de composition-  et quelle jubilation encore plus grande de retrouver Juliette Binoche / Lumir interprétant sa fille scénariste à New York.  Les dialogues sont ciselés , drôles , on s’amuse beaucoup . C’est la publication des Mémoires de cette grande actrice qui lui ramène sa fille , son gendre / Ethan Hawke – sympathique mais très largement en retraît , comme les hommes dans l’ensemble dans le film – et sa petite fille . Fabienne est souvent irascible eu égard à un vieillissement qu’elle accepte fort mal mais elle retrouve la tendresse parfois avec sa petite fille et nous en devient du coup plus attachante . Les retrouvailles entre mère et fille oscillent délicatement entre confrontation et retour d’ amour filial  : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles . Le réalisateur entretient une sorte de confusion en plaçant dans un film de science-fiction , Fabienne incarnant la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Un portrait de Dorian Gray revu et corrigé perturbant pour la mère et la fille dans la vraie vie et l’occasion de mises au point parfois douloureuses. L’impression générale est imprégnée de douceur , un grand plaisir à ne louper sous aucun prétexte !

Kore-Eda a adapté lui-même la Vérité de sa pièce de théâtre . Le cinéaste a décroché  la Palme d’Or en 2018 avec le magnifique Une Affaire de Famille.

  • Woman de Yann Arthus-Bertrand, Anastasia Mikova E/d/f 15h Atelier

La femme est au centre du nouveau documentaire de Yann Arthus Bertrand : « Woman ». Mais cette fois, il est co-réalisé avec Anastasia Mikova. Cette journaliste d’origine ukrainienne travaille depuis 12 ans avec le réalisateur et photographe français. Elle a collaboré sur la série « Vue du Ciel » et « Human ».

  • Emma Autumn de Wilde 17h15 E/d/f Caméra

Adapatation du roman éponyme de Jane Austen sorti en 1815.

Emma Woodhouse tente de faire rencontre aux célibataires de son cercle d’amis leur âme soeur.

  • Little Women de Greta Gerwig E/d/f 20h Atelier 

Une nouvelle adaptation des « Quatre filles du Docteur March » qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie.

  • Narziss und Goldmund de Stefan Ruzowitzky D/d 17h45 Caméra
  • Peter Wohlleben – Das geheime Leben der Bäume  Jörg Adolph, Jan Haft D/d Atelier 14h30 
  • Platzspitzbaby de Pierre Monnard Dialect 14h30 20h30 Caméra

Dès le jeudi 11 juin 14h30 Courts-métrages : Lockdown collection II par les réalisateurs suisses

Sur une idée de Frédéric Gonseth (FREDERIC GONSETH PRODUCTIONS), développée avec Anne-Laure Daboczi, en Suisse romande, rejoints par Michael Steiger (TURNUS FILM) pour la Suisse allemande et Michela Pini (CINEDOKKE) pour le Tessin et les Grisons, les trois producteurs des trois régions linguistiques de Suisse ont permis aux cinéastes helvétiques d’être visible dans tous les médias. Ils ont produit une trentaine de petits films d’une dizaine de minutes . En plein confinement, cette opération nationale visait à donner aux créateurs du 7ème art un public sur tous les supports possibles, sans attendre la réouverture des cinémas et des festivals.

Time of my life (Michael Steiner)
Heimschule bei Klugscheissers (Thomas Haemmerli)
Dass niemand weiss (Martin Guggisberg)
Oasis (Lila Ribi)
Aucune raison (Peter Von Gunten et Peter Guyer)
Busuness as usual (Daniel Wyss)
L’Età del distanziamento sociale (Robert Ralston)
Raum für Revolution (Nathalie Pfister)
Echo (Noel Dernesch)
Lockdown (Tobias Ineichen)
Die erste Welle (Annina Furrer)
Milchhaut (Sarah Derendinger)

Milchhaut En présence de Sarah Derendinger et *Thomas Haemmerli (*seulement le 12 juin)

Une femme est réveillée par des souvenirs. Le lait bouillonne – une lueur d’espoir ? Elle dévore la peau de lait, ressent une nouvelle force, veut vivre le rêve de liberté. Mais l’espoir était trompeur. Il ne reste plus que le désir dans lequel elle se dissout. Un film de Sarah Derendinger.

KULTKINO PROGRAMME COMPLET 

Rencontre avec Gini Bermond  co-directrice du Kulkino 

Depuis le 1er avril 2020 , Gini Bermond ( 49 ans ) a succédé à Romy Gisin partie en retraîte après de nombreuses années au service du Kultkino bâlois qualifié de cinéma d’art et d’essai.  Romy Gisin avait initié la fusion des cinéma caméra, atelier, club sous l’appellation Kultkino.ag . Elle avait également participé à la nouvelle configuration du Kult Atelier , plus spacieux et accueillant avec sa déco années 60 . C’est grâce à d’autres innovations comme le sackgeld.kino ou le service de streaming myfilm.ch, que le Kultkino a reussi ces dernières années à résister à l’environnement de plus en plus difficile des exploitants de salles.

Gini Bermond était déja active au sein de l’entreprise en qualité de cheffe des ressources humaines depuis 5 ans . Désormais , elle travaille aux côtés de Tobias Faust qui avait lui-même succédé à Suzanne Schweizer en 2016 . La direction du Kultkino reste donc bicéphale.

 

Gini Bermond co-directrice Kultkino Bâle juin 2020 Photo VB
Gini Bermond co-directrice Kultkino Bâle juin 2020©VB

Entretien avec Gini Bermond co-directrice du Kultkino

VB : bonjour Madame Bermond . Je dois dire que je me réjouis toujours de voir autant de films français sélectionnés par le Kultkino 

GB : oui , parfois , nous en avons même un peu trop car la qualité n’est pas toujours au RV . Par exemple , Madame Claude que les français ont tellement aimé ( Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? en français ) n’était vraiment pas d’une grande finesse , autant de clichés pour un seul film , c’est dérangeant ! Nous présenterons moins de films français à l’avenir , d’autant que le cercle des expats francophones à Bâle a fortement diminué . En outre , il est de plus en plus difficile d’obtenir des sous-titrages français , les distributeurs imposant davantage l’anglais ou l’allemand selon le cas . A l’occasion , il est utile de noter que 54% des films que nous proposons sont suisses.

VB: comment avez-vous géré la crise du coronavirus et sa sortie ?

GB : oui , la situation est tout à fait particulière pour une organisation comme la nôtre car nous fonctionnons normalement 363 jours par an , 7jours sur 7 , de midi à 23 heures avec l’aide de 55 employés , Il a fallu trouver le moyen d’affirmer  notre présence pendant ces trois mois de fermeture au public. C’est la raison pour laquelle nous avons misé sur notre plate-forme digitale  myfilm.ch , une idée entièrement fabriquée à la main par Tobias Faust en octobre 2018 qui fut totalement innovatrice à l’époque car le Kultkino a été le premier en Europe à monter un tel système. Depuis , plusieurs cinémas ont ouvert une coopération avec nous dont Arthouse ou le Cosmos à Zürich et même en Romandie .Notre  catalogue contient aujourd’hui 320  films à disposition du public pour des tarifs variant de CHF 7,50 à CHF 11,50.

VB : comment choisissez-vous les films lorsque les grands festivals sont annulés ou reportés ?

GB : les choses ont un peu changé . Nous ne faisons plus notre marché comme pouvaient le faire Suzanne Schweizer ou Romy Gisin auparavant à Locarno , Cannes , Berlin ou Venise . Aujourd’hui , ce sont les distributeurs qui imposent leurs films , avec une prédominance de Zürich ( Filmcopi , Xenix…)pour nous . De façon générale , nous acceptons toujours les films qu’ils nous envoient . Ils peuvent avoir été achetés parfois sur la seule bonne foi du scénario. Le financement est leur problème et tout est devenu plus difficile car, avec la généralisation de la digitalisation , il y a beaucoup plus de films et de distributeurs en Suisse  .De notre côté ,  l’association des amis du Kultkino , Kultamici nous soutient financièrement . C’est elle qui nous permet de proposer aux jeunes des tarifs abordables  avec le Sackgeld grâce auquel toute personne de moins de 18 ans paie seulement  CHF 5  , et avec le brainstream.kino, grâce auquel toute personne de moins de 26 ans va au kult.kino pour CHF 8 francs.

VB : à propos , connaissez-vous la moyenne d’âge de fréquentation du Kultkino ?

GB : nous avons remarqué comme les amateurs de cinéma de la tranche d’âge de plus de 60 ans nous est fidèle . Et nous avons constaté  que les concepts du Sackgeld et du Brainstream ont eu un succès monstre , au-delà de nos espérances , 5000 jeunes y ont adhéré à tel point que nous ne pourrons bientôt plus financer ces offres spécifiques . Nous venons d’ailleurs de déposer une demande de subvention car la ville de Bâle propose de créér un fond pour soutenir la culture .

VB : parmi les originalités offertes par le Kultkino , le Mittagskino qui propose des projections entre midi et 14h , est vraiment une bonne idée ( j’en profite régulièrement ) mais il me semble qu’il n’y a pas beaucoup de monde.

GB : détrompez-vous, le Mittagskino fonctionne très bien , nous y accueillons jusqu’à 60 personnes et nous faisons des offres tarifaires convaincantes dans la BAZ par exemple ( 2 entrées pour le prix d’une sans publicité , ce qui ne nous arrange pas vraiment car la publicité est aussi un revenu pour nous .

VB : comment voyez-vous l’après Covid 19 pour le cinéma à Bâle ?

GB : je me pose pas mal de questions : après le confinement , les gens auront-ils vraiment envie de voir des films sèrieux ou un peu difficiles ? Je me dis que tout le monde a besoin de retrouver du rêve , des voyages , de la légèreté . Il faudrait choisir les films en respectant cela . Je m’interroge aussi sur notre public francophone , où est-il ? La question du prix ne devrait pas être un obstacle car , si vous prenez l’abonnement ( 30% de notre clientèle ) le billet revient à CHF13 , nous sommes tout près des 10€ de la France mais peut-être que les gens ne le savent pas suffisamment. Et n’oublions pas que les cartes sont transmissibles .

Par contre , ce qui peut être source d’inquiètude , c’est le projet d’ouverture d’un multiplex de 18 salles en périphérie de la ville ( Kleinhüningen)  où les billets seront vendus 10€ . Ceci dit , ce n’est pas sur que les fidèles du Kult se translatent à l’extèrieur de la ville et nous comptons aussi un peu sur le nouveau café en construction sur la place du théâtre pour donner encore de la vie , le dimanche en particulier à l’environnement de notre cinéma , et peut-être aussi un peu sur la fermeture du Pathé sur la Steinen.

VB : merci beaucoup pour tous ces eclaircissements et à très bientôt . Longue vie au cinéma !

 

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