Maïwenn ADN ZFF 2020 ©VB

Maïwenn reçoit le Tribute to…Award au ZFF 2020

Consécration pour Maïwenn adoubée par le Zurich Film Festival 16ème édition 

Avant la projection de son dernier film ADN , Maïwenn a reçu hier soir le Tribute To… Award des mains du directeur artistique du  Zurich Film Festival Christian Jungen . Il s’agit de la plus grande récompense du Zurich Film Festival (ZFF) décernée aux auteur(e)s de cinéma , en particulier aux personnalités qui contribuent à façonner l’histoire du cinéma. 

Maïwenn a bien sur remercié chaleureusement le ZFF de l’avoir ainsi honorée mais ajoute aussitôt qu’elle retrouvera dès le lendemain ses complexes et ses névroses . Le modérateur n’a pas eu beacoup de chance avec ses questions car la cinéaste s’est montrée assez avare de détails quant à ses motivations et ce qui détermine ses choix de réalisatrice.

 Maïwenn est considérée comme une figure notable de la nouvelle génération d’auteurs-réalisateurs et raconte souvent des histoires inspirées de sa propre vie. (Le bal des actrices ) Elle débute sa carrière d’actrice dans les années 1980, avant de passer derrière la caméra en 2004. Le film le plus récent de Maïwenn, ADN, raconte l’histoire d’une Française qui, après le décès de son grand-père algérien, souhaite en apprendre plus sur ses racines. Maïwenn y campe son propre rôle. 

C’est la deuxième fois que Maïwenn participe au Zurich Film Festival. En effet, elle avait déjà présenté son drame MON ROI en 2015, dans la section Premières Gala.

Lauréats précédents du A Tribute To… Award: Wim Wenders, Olivier Assayas, Claire Denis, Michael Haneke ou Oliver Stone.

Maïwenn ADN ZFF 2020 ©VB

Maïwenn présente son dernier film ADN , brillante production d’inspiration clairement personnelle 

Recherche identitaire obsessionnelle 

J’ai pensé à la chanson de Maxime Le Forestier : être né quelque part est toujours le fruit du hasard . Et d’ajouter : On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher
. Maïwenn raconte que son film est le résultat d’une obsession , celle de retrouver les détails de ses origines mélangées , elle qui est née d’une mère franco-algérienne et d’un père breton d’ascendance vietnamienne  . Le grand-père algérien du film  Emir / Omar Marwan, réfère aussi à la réalité du deuil qu’elle a elle-même du assumer trois ans auparavant . ADN commence par un rassemblement familial bruyamment animé autour du patriarche , figure centrale emplie de douceur en perdition pour cause d’Alzheimer. Neige / Maïwenn trône parmi les frères et soeurs , la mère Caroline / Fanny Ardant , la tante , le copain François / Louis Garrel , décidément parfait et encore davantage dans ce rôle de gars imprégné de la légèreté des gens heureux . Neige sait exactement où se trouve son attachement :  c’est auprès du grand-père Emir et non de sa mère française avec laquelle les relations sont entrées en glaciation il y a longtemps , pas plus qu’avec le père , un homme manifestement sans émotion dont les apparitions resteront de l’ordre du fantomatique. Neige sert le thé à la menthe dans le respect de la tradition , lit Nedjma  de Kateb Yacine et tout ce qui touche de près ou de loin à l’Algérie et qu’importe la surprise des résultats des tests ADN qu’elle entreprend , elle choisira le chemin du coeur . Excellent film à l’image du précédent Mon roi .

Labellisé Cannes 2020

Emmanuel Courcol Un Triomphe ZFF 2020 ©VB
Emmanuel Courcol Un Triomphe ZFF 2020 ©VB

Emmanuel Courcol au ZFF pour son film Un triomphe ….sans Kad Merad 

On était un peu déçus de ne pas voir Kad Merad qui , apparemment n’avait pas annoncé son absence , mais l’important pour un festival de cinéma reste le film c’est bien entendu . Un triomphe aurait assurément pu qualifier l’accueil du film du réalisateur Emmanuel Courcol , une pépite dans la veine de Full Monty ou , plus près de nous Normandie nue , épopées comico-dramatiques de bandes de gars pour qui la vie est un combat à armes inégales dans lequel la chance est le seul maître d’oeuvre. Dans Un triomphe , les gars sont des détenus de la prison de Meaux , où le film a été tourné en partie . Etienne , comédien passé à côté de sa carrière , met en place un cours de théâtre et décide de monter En attendant Godot de Beckett avec sa bande de déclassés. Il se heurte à l’administration pénitentiaire mais obtient le soutien de la directrice jouée par Marina Hands de la Comédie Française et de son ami directeur de théâtre Laurent Stocker de la Comédie Française  .Un Triomphe est inspiré d’une histoire vraie. Il s’agit du second long métrage d’Emmanuel Courcol (Cessez-le-feu).

Prix du Public au Festival d’Angoulême et labellisé Cannes 2020

 

4 CROCK OF GOLD Johnny Depp (©Andreas Rentz, Getty Images for Zurich Film Festival)
4 CROCK OF GOLD Johnny Depp (©Andreas Rentz, Getty Images for Zurich Film Festival)

Johnny Depp de retour comme producteur du documentaire CROCK OF GOLD de Julien temple

«Crock of Gold» est un film documentaire que Johnny Depp a coproduit sur le groupe folk-punk irlandais «The Pogues». Le film se penche sur le chanteur des «Pogues» Shane MacGowan, un ami de l’acteur, réalisateur et producteur.

The Pogues était un groupe de punk-folk irlandais que le titre mondialement connu, «Fairytale of New York», a propulsé, en 1987, depuis les pubs locaux sur les plus grandes scènes du monde. À travers leurs chansons, les Irlandais catholiques se sont engagés en faveur de l’indépendance de leur pays. Le chanteur du groupe Shane MacGowan, particulièrement connu pour son style de vie excessif, aimait provoquer avec ses messages antibritanniques. Le documentaire de Julien Temple, produit par Johnny Depp, revient sur la carrière du groupe et fait la part belle à MacGowan, rebelle anticonformiste. Depp s’assied lui-même avec son ami qui parle toujours de sa carrière un verre à la main. Le film donne également la parole à d’autres membres des Pogues ainsi qu’à de célèbres artistes comme Bono, de U2, et Nick Cave. Le film rend hommage à la carrière du poète punk MacGowan, tout en donnant envie au spectateur de réécouter les vieilles chansons des Pogues.

Golden Eye Award - Til Schweiger (©Andreas Rentz, Getty Images for Zurich Film Festival)

Œil d’or décerné à Til Schweiger en hommage à sa carrière

La cérémonie de remise a eu lieu dans le cadre de la projection de son nouveau film, GOTT DU KANNST EIN ARSCH SEIN! Le drame plein d’humour et d’émotion sur le passage à l’âge adulte raconte l’histoire d’une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer. Malgré l’interdiction de ses parents de se rendre en voyage d’études, elle s’embarque, avec son nouveau copain, dans un road-trip audacieux à destination de Paris, ses parents sur les talons. L’acteur suisse Max Hubacher partage l’affiche avec le couple vedette allemand réunissant Til Schweiger et Heike Makatsch. 

 «Til Schweiger est un talent exceptionnel, un cinématographe pur-sang, qui travaille sans relâche, avec passion et acharnement, et qui réussit le plus difficile de tous: captiver un large public», a déclaré Christian Jungen.   

Til Schweiger, aujourd’hui l’un des visages les plus marquants et les plus prisés du cinéma allemand, a démarré sa carrière en 1991 à la télévision dans LINDENSTRASSE, puis sur grand écran dans MANTA, MANTA. Il a reçu le prix« Max Ophüls» de Meilleur espoir puis, en 1994, le prix Bambi pour son rôle dans DER BEWEGTE MANN, qui propulse sa carrière. Depuis lors, Til Schweiger convainc non seulement dans des productions hollywoodiennes, comme INGLORIOUS BASTERDS (2009), mais également en tant que réalisateur, scénariste et producteur de ses (tragi)comédies inoubliables KLEINOHRHASEN (2007) et HONIG IM KOPF (2014). 

Lauréats précédents du Golden Eye Award: Jake Gyllenhaal, Andrew Garfield, Kristen Stewart ou Kiefer Sutherland

Zurich Film Festival – Bilan

Le 16ème Zurich Film Festival a recensé 68 000 visiteurs. Un grand succès si l’on considère le nombre de places réduit de 40%, pandémie oblige. «Nous avions tablé sur un tiers des visiteurs de l’an dernier. Nous avons largement surpassé cet objectif. Le ZFF a contribué à ramener les gens dans les cinémas et a permis aux réalisateurs de présenter enfin personnellement leurs œuvres au public», explique Christian Jungen, directeur du festival. Son bilan: «Nous sommes très satisfaits, le 16ème ZFF était un grand succès.» La 17ème édition aura lieu du 23 septembre au 3 octobre 2021. 

Quelque 100 séances ont affiché complet, et des stars comme Johnny Depp, Juliette Binoche et Til Schweiger étaient heureux de pouvoir présenter leurs œuvres à un public en chair et en os.

Le 16ème Zurich Film Festival était la première grande manifestation de Suisse à avoir lieu ainsi que le premier grand festival du film international à proposer une édition physique avec un programme complet. 165 films ont été présentés, dont un record de 23 Premières mondiales (11 en 2019).

Figuraient au rang des invités et des lauréats que le ZFF a eu le plaisir d’accueillir Johnny Depp, qui a produit le film documentaire CROCK OF GOLD sur le groupe de folk punk irlandais, The Pogues. La comédienne oscarisée Juliette Binoche, qui a reçu le Golden Icon Award, a écrit sur Instagram à propos de sa visite au ZFF: «Merci au Zurich Film Festival et à Christian Jungen! Merci également aux spectateurs pour l’accueil chaleureux». La réalisatrice française Maïwenn a été récompensée par le A Tribute to… Award, Til Schweiger a reçu un Œil d’or récompensant sa carrière, et Rolf Lyssy est lauréat cette année du Career Achievement Award.

Dans le cadre de l’Award Night glamour, à l’Opéra de Zurich, les gagnants des trois compétitions ont reçu hier soir, samedi, leur Œil d’or doté de 25 000 francs chacun. Les prix principaux ont été décernés à des réalisatrices. La part de femmes participant aux compétitions était de plus de 55 %.

HOCHWALD d’Evi Romen a décroché l’Œil d’or de la Compétition Projecteurs. 

L’Œil d’or de la Compétition Fiction a été décerné à la Mexicaine Fernanda Valadez pour son premier film SIN SEÑAS PARTICULARES. 

L’Œil d’or de la Compétition Documentaire a été décerné à TIME de Garrett Bradley (USA).

Avec 27 productions , la présence suisse était forte .Ont été diffusées, notamment WANDA, MEIN WUNDER de Bettina Oberli, qui a ouvert le festival, et EDEN FÜR JEDEN de Rolf Lyssy, qui a reçu le Career Achievement Award. Le premier film de Karin Heberlein, SAMI, JOE UND ICH, 

Le 17ème Zurich Film Festival se tiendra du 23 septembre au 3 octobre 2021.

Zurich Film Festival 2020

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