Bonaventure Gacon Cirque Trottola Theaterfestival Basel 2020 ©VB

Theaterfestival Basel Cirque Trottola

Cirque Trottola Titoune Bonaventure Gacon Bastien Pelenc Thomas Barriere Theaterfestival Basel 2020 ©VB
Cirque Trottola Campana Titoune Bonaventure Gacon Bastien Pelenc Thomas Barriere Theaterfestival Basel 2020 ©VB

Le Cirque Trottola  proposait son dernier spectacle Campana 

Ils sont deux plus deux : Bonaventure Gacon tout droit sorti d’un livre de Jules Verne , d’ailleurs la séance s’ouvre sur un océan de tulle bleue marine . Et sa comparse Titoune Krall , Gelsomina acrobate qui donne l’impression que le toit du chapiteau n’est jamais assez haut pour contenir ses exercice de voltige . 

Pas de cirque sans musique : Thomas Barrière ( guitariste compositeur , percussionniste )  et Bastien Pelenc ( violoniste, compositeur )  perchés sur leur estrade à cafoutchi jouent de tout ce qui se trouve à leur portée avec une affection marquée pour la bande de cloches joliment calée au-dessus de leur tête à laquelle s’ajoutent les violons , une guitare double , un mini clavier … bref un inventaire à la Vian , on ne s’ennuie pas ! 

Un peu de poésie dans ce monde de brute ! 

Bonaventure circule sous le chapiteau , la plupart du temps chargé , une échelle , une brouette , des cordes … sa maladresse sous le bras , un Chaplin d’aujourd’hui qui rate les marches , prend des rateaux, tombe dans les trous , le monde du dessous qui sert de tout . On y disparaît  pour s’y cacher ou pas exprès . Nous, on a beau tendre le cou , on n’y voit goutte mais il sort de ce trou un éléphant – gonflable , ça va de soi-  qui fait le beau , Bonaventure y balance le contenu de sa brouette – et voilà ! pas vu pas pris – et aussi Riffiffi , pov gars qu’on ne comprend pas , ça énerve et comme les gens n’aiment pas qu’on prenne une autre route qu’eux , il finit aussi dans le trou , ça nous parle non ? Bonaventure – je veux aussi m’appeler comme ça – parfois clown mi-gai mi-triste , parfois clochard hurlant , ne se déplace pas sans sa fée clochette Titoune qui virevolte là-haut , tout en haut , peut-être pour saupoudrer ce qu’il faut d’humanité et de délicatesse sur son Neptune sauvé des eaux . 

Parle à mon coeur ! 

Etre sous le charme : j’aime beaucoup cette expression que je n’ai pas si souvent l’occasion d’utiliser . L’éclairage de  Titoune , attrapée après le spectacle parle tout seul : nous préférons présenter notre travail sous chapiteau plutôt que dans un théâtre , nous sommes plus libres même si parfois il faut faire un grand ménage avant de le monter , ça tient de la magie , le chapiteau est monté et c’est l’émerveillement dans les villles ou les villages où nous nous installons ; ça nous rend d’autant heureux que nous faisons tout nous-mêmes, repeindre les gradins ou le camion  en rouge , je dessine aussi les affiches et nous sommes attachés à garder l’aspect traditionnel du cirque  car c’est ce qui l’attache à l’enfance .

Titoune n’est pas née dans une famille de circassiens , son grand-père Campana d’origine italienne était ferrailleur dans un quartier de Genève , elle en a quand même retiré l’habitude d’évoluer au milieu d’un bric-à-brac et un esprit de liberté familiers au monde du cirque . Trottola est aussi une grande  famille , c’est comme cela que le cirque peut fonctionner , il faut une grande cohésion. Pour Campana , Bonaventure , Titoune , Thomas , Bastien , sont restés ensemble pour toute la durée de la  préparation du spectacle , 9 mois  . En tournée , les caravanes suivent avec les  familles. Le reste du temps , la troupe se retrouve dans la Drôme , une ancienne cimenterie assez vaste pour eux tous et tout leur matèriel .
 Le spectacle Campana a été monté en 2018 , pour la première fois à quatre mains pour Trottola. La tournée se poursuit après Bâle  . A la fin , la cloche gigantesque ( campana de 800 kg  )qui émerge lentement des bas-fonds puis sonne à toute volée , laisse bouche bée , c’est joyeux , émouvant , festif , peut-être simplement pour célébrer les saltimbanques qui nous rendent plus belle la vie . Longue vie à eux !
 

Theaterfestival Basel 2020

 

Cirque Trottola Titoune Bonaventure Gacon Theaterfestival Basel 2020 ©VB
Cirque Trottola Campana Titoune Bonaventure Gacon Theaterfestival Basel 2020 ©VB

Titoune Krall est montée pour la première fois sur un trapèze à 8 ans ; elle paufine son art à Montréal dès 15 ans avant de fonder notamment le Cirque Klotz où elle rencontre Bonaventure Gacon, lui-même formé au Centre national des arts du cirque de Rosny-sous-Bois. Ils collaborent avec le Cirque Plume, font un premier main à main avec le Cirque Convoi exceptionnel et fondent le Cirque Trottola (toupie, en italien) en 2002. Ensemble, ils créent alors quatre spectacles sous chapiteau qui se jouent des centaines de fois en France et en Europe. Titoune Krall est aussi conseillère artistique à Cirqule – Ecole du Cirque de Genève. Bonaventure Gacon tient le rôle-titre de Cornélius, le meunier loup-garou de Yann Le Quellec (2018). A Vidy, celui-ci a présenté son monologue clownesque Par le Boudu en 2011, dont le personnage bourru réapparaît dans Campana.

Depuis plus de dix ans, Bastien Pelenc et Thomas Barrière prennent plaisir à construire un monde rempli de sons bigarrés, d’objets détournés, d’instruments foutraques et préparés. Leur rencontre en 2008 avec le Cirque Trottola est décisive. Le duo joue en live la musique du spectacle Volchok pendant 4 ans, puis compose et diffuse la bande-son de Matamore. En 2018, ils créent Campana avec Titoune et Bonaventure Gacon, quatrième spectacle du Cirque Trottola.

Cirque Trottola Campana

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