Evènements de l’été 2019 au zoo de Bâle

Les monstres venimeux de Gila

Nouveauté au zoo de Bâle, les monstres de Gila sont à découvrir au Terrarium 52 redessiné pour devenir un terrarium du désert et montrer l’habitat des zones désertiques du sud-ouest des États-Unis. Trois jeunes lézards de Gila, issus de l’élevage d’un éleveur privé de reptiles de Suisse, ont emménagé.

Il s’agit des espèces de lézards les plus toxiques qui soient sans que leur morsure soit mortelle. La seule antidote au venin  pour empêcher la coagulation sanguine a été trouvée dans le dragon de Komodo .Le lézard  de Gila vit dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans le nord du Mexique, du désert de Mojave au désert de Sonora.

Nouveaux arrivants dans l’espace africain : un nouveau couple d’autruches et une naissance chez  les zèbres.

Le 21 mai dernier, deux autruches sont arrivées au Zoo de Bâle en provenance de la ferme d’autruches du lac de Sempach. La femelle Aruba (4 ans) et le mâle Mahali (2 ans) ont rejoint Onisha (5 ans), laquelle vivait seule dans l’enclos depuis la mort de son compagnon.

Malheureusement, le trio ne s’est pas entendu comme on l’espérait. Onisha a couvert les nouveaux venus de cris hargneux et n’a pas réussi à se lier avec eux. C’est pourquoi elle passe la nuit séparée des deux et emménagera bientôt à la ferme d’autruches du lac de Sempach.

Les deux nouveaux résidants se sont bien habitués à leur nouvelle vie. La cohabitation avec les zèbres fonctionne à merveille.  Au Zoo de Bâle, on espère maintenant que le couple fera des petits et qu’on verra très bientôt des autruchons courir dans l’enclos.

L’élevage des autruches au zoo n’est pas chose facile. Les mâles, surtout, peuvent être dangereux pour l’homme. Les autruches sont les animaux les plus lourds au monde. Elles ne peuvent pas voler, mais sont très rapides à la course. Elles forment de petits groupes et pendant la couvaison, c’est le mâle qui s’en occupe avec sa favorite. Les autres femelles placent également des œufs dans le même nid, mais sans couver ni conduire les petits elles-mêmes.

Petit zèbre brun et blanc

L’espace africain héberge également la zébrelle Quagga, née le 15 juin et identifiable à ses rayures encore marron. La naissance a eu lieu de manière inhabituelle en début de soirée. Quagga est le troisième petit de Jua (7 ans). À peine 30 minutes après la naissance, les petits peuvent déjà se tenir debout et une heure plus tard, ils savent courir.  Le troupeau de zèbres du zoo de Bâle compte actuellement six individus, trois zébrelles adultes et trois petits (un zébreau et deux zébrelles).

Naissances à tout va – effervescence au pavillon des oiseaux

Une douzaine d’espèces sont affairées à couver ou ont déjà des petits. La saison de la gestation bat son plein. Shama à croupion blanc, choucador royal, zostérop, calliste diable-enrhumé, guit-guit saï, caille peinte, rouloul couronné, bulbul noir ou encore gallicolombe poignardée, tous parmi tant d’autres s’affairent à construire leur nid, à couver ou à nourrir leurs petits.

Les oiseaux ne couvent que si l’environnement s’y prête

La météorologie influe  sur la couvaison. La hausse des températures et l’allongement des jours modifient l’équilibre hormonal. Au printemps, les oiseaux chantent – les mâles pour la plupart – au petit matin, quand le soleil se lève. Ils délimitent ainsi leur territoire tout en cherchant à attirer les femelles. Le shama mâle à croupion blanc est un chanteur particulièrement doué. D’autres espèces, comme le mainate religieux ou l’étourneau de Rothschild bavardent plus qu’ils ne chantent.

Le Zoo espère de jeunes mainates religieux

La population  des  mainates religieux (Gracula religiosa intermedia) à l’état sauvage est en déclin. Cette espèce se montre très difficile dans le choix du partenaire et les couvaisons connaissent rarement le succès en zoo. Mais une fois qu’un couple s’est trouvé, il reste fidèle pour le restant de ses jours. Au pavillon des oiseaux, on a multiplié les tentatives pour former un couple harmonieux. Et grâce au savoir des soigneurs, le succès a été au rendez-vous. On voit le couple effectuer des allers-retours vers le nid, le bec chargé de nourriture. Le signe qu’une naissance est à venir.

Les travaux dans le pavillon des oiseaux commencent à l’automne

Les oiseaux se sentent visiblement bien dans le pavillon. Construit par l’architecte Heinrich Flügel et inauguré en 1927, le pavillon des oiseaux a grand besoin d’être rénové. Dès l’automne prochain, il sera remis en état et enrichi de nouveaux bâtiments. Le coût de l’enclos total, incluant un espace pour les loutres et une extension de l’enclos des pélicans, s’élève actuellement à 20 millions de francs. La nouvelle installation devrait ouvrir ses portes au plus tôt au premier semestre 2022. Durant la phase des travaux, les oiseaux seront hébergés dans la station ornithologique, non accessible au public.

Print Friendly, PDF & Email